Le Japon en fêtes
Noriko

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Miss Oyu raconte l'histoire de Shinnosuke, en quête d'une épouse. Le jour où lui est présentée Oshizu, il s'éprend de sa sœur Oyu, une jeune veuve. Ne pouvant se marier avec cette dernière, il choisit d'épouser Oshizu. Les rapports entre les trois personnages, pris entre le carcan des conventions sociales et la force de leurs passions, évoluent sous le regard d'une caméra les saisissant dans leur intimité.
Bien que veuve, les conventions empêchent Oyu de se remarier, car elle reste liée à son défunt mari par l'enfant qu'ils ont eu ensemble. Le mariage entre Shinnosuke et Oshizu aura bien lieu, mais Oshizu décidera que c'est sa sœur Oyu qui profitera des faveurs de Shinnosuke.
La liberté de ton est de mise, car la vérité n’attend pas et l’impatience d’Imamura à la connaître ne permet pas l’académisme. Il est impératif pour lui comme pour nous de connaître la vie de Kikuyo enlevée à 19 ans de son Japon natal et les étapes de son esclavage sexuel. Dans le port, sur un bateau, elle nous raconte le voyage sans retour. Le bordel est toujours là et au détour d’une porte, on découvre des femmes assises qui attendent les clients. Voir la vie passée de Kikuyo s’incarner dans le présent du tournage telle est l’urgence d’Imamura. À la question "Vous avez déjà joui ?", "Non jamais" répond Kikuyo tout en cheminant vers l’hospice pour saluer les dernières karayukis. Au cimetière, à peine quelques pierres marquent leur existence.
Claire Simon
Réalisatrice