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LAUTREAMONT

Perception des Chants de Maldoror au Japon
Approche critique avec références japonaises
L’œuvre d’Isidore Ducasse, dit Lautréamont, et plus particulièrement Les Chants de Maldoror, a connu au Japon une réception singulière, dont les modalités diffèrent sensiblement des cadres interprétatifs européens. Introduit dans le contexte des avant-gardes, notamment via les travaux de Nishiwaki Junzaburō, Maldoror s’inscrit dans une histoire japonaise du surréalisme où la question de la perception occupe une place centrale.Comme l’ont montré plusieurs interventions lors du colloque international Lautréamont à Tokyo (2023), les chercheurs japonais — tels que Yamamoto Tetsuji ou Kuroda Akira — privilégient une lecture perceptive du texte, centrée sur les modes d’apparition des images et la déstabilisation du sujet.
Les métamorphoses présentes dans Maldoror trouvent un écho dans les analyses inspirées par la philosophie de Nishitani Keiji, où la dissolution des frontières entre les êtres renvoie à une pensée du néant (mu).La question du regard peut être articulée avec la théorie lacanienne (Lacan, Séminaire XI), mais aussi avec des esthétiques japonaises de l’effacement du sujet, comme l’ont montré les travaux de Karatani Kōjin sur la modernité et la perception.Cependant, la violence spécifique de Maldoror — « je fais servir mon génie à peindre les délices de la cruauté » — introduit une tension irréductible. C’est dans cet écart que se joue la réception japonaise contemporaine.
Bibliographie sélective
— Lautréamont, Les Chants de Maldoror
— Lacan, Jacques, Le Séminaire, Livre XI
— Nishitani Keiji, La religion et le néant
— Karatani Kōjin,Origines de la littérature japonaise moderne
— Nishiwaki Junzaburō, essais surréalistes
— Actes du colloque Lautréamont, Tokyo, 2023

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