Le Japon en fêtes
Brueghel la fete au village

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EMIKO — une faute sans nom — et l'exsanguination comme métaphore centrale : quelque chose qui se vide lentement, pas dans un geste violent et unique, mais par hémorragie invisible, progressive, que personne ne nomme ni ne voit.
La « faute sans nom » elle-même a quelque chose d'exsanguinant — ce qui ronge sans laisser de trace apparente, qui pâlit l'être de l'intérieur.
Chez Nasio, la culpabilité inconsciente fonctionne exactement comme ça : elle saigne le sujet sans blessure visible. Le corps parfois en porte les stigmates — la pâleur, l'épuisement, la disparition progressive.
Emiko sortant du cabinet médical/psychanalytique, et elle utilise ce mot — ou c'est l'état dans lequel elle se trouve.
Emiko qui sort du cabinet…
Ce moment est particulier — après une séance, on est justement dans cet état : vidé, blanc, hors de soi. Comme si la parole avait prélevé quelque chose. L'exsanguination post-séance.
Elle sort dans la rue, et le monde continue. Les gens marchent. Elle, elle est exsangue — pas fatiguée, pas triste. Quelque chose de plus radical. Plus silencieux.
Quelques pistes pour ce chapitre :
Si c'est elle qui pense le mot — elle l'a peut-être lu quelque part, ou il lui vient comme une révélation froide, clinique, qu'elle retourne contre elle-même avec une précision presque satisfaisante. Voilà. C'est ça. Exsanguination.
Si c'est le narrateur qui l'observe — le mot crée une distance médicale, presque autopsique, qui dit l'horreur sans pathos.
Le dehors après le cabinet — le contraste avec la lumière, le bruit, les corps pleins des autres. Elle traverse ça comme une surface.
Tu travailles en quel point de vue pour ce chapitre — intérieur direct d'Emiko, ou regard extérieur sur elle ?
En écrivant et en lisant....étranger a moi même