Le Japon en fêtes
歩道橋
"歩道橋" (Hodōkyō/Footbridge) est une chanson de Kazuki Tomokawa qui apparaît sur son deuxième album
"Straight from the Throat" (1976), réédité récemment par Blank Forms Editions.
Commentaires sur la chanson
Les critiques décrivent les paroles comme "dévastatrices", capturant l'essence du style de Tomokawa. La chanson exprime une vision mélancolique et poétique observée depuis une passerelle piétonne, avec des images de tristesse, de mort et d'existence.
Le morceau s'inscrit dans le style général de l'album qui, selon les critiques, rebondit d'un style musical à l'autre avec peu de souci de direction cohérente, si ce n'est les vocalisations constamment époustouflantes et les paroles dévastatrices.
Contexte de l'artiste
Kazuki Tomokawa est souvent qualifié de "philosophe hurlant", un musicien japonais prolifique actif depuis les années 1970. Son approche musicale se caractérise par une intensité émotionnelle brute, alternant entre cris, gémissements et chants plus doux, toujours avec une honnêteté viscérale.
Les critiques soulignent que la voix de Tomokawa communique des émotions bouleversantes indépendamment de la compréhension linguistique, ce qui en fait un artiste unique capable de toucher un public international malgré la barrière de la langue japonaise.

歩道橋
Depuis le pont piétonnier, on aperçoit la tristesse.
Un homme ressemblant à un vendeur marche en essuyant sa sueur. Dans la cage, l'oiseau est mort dans un état de folie.
Les fleurs rouges du piment sont fanées et penchées. Depuis le pont piétonnier, on aperçoit la tristesse.
Je ne veux pas mourir, je ne veux pas mourir.
La chanson est peut-être une sorte de « cage ».
Voiture - Frère, Poème pour Tomoharu.
À une vitesse vertigineuse, les voitures filaient dans le ciel vide. Comme pour les suivre, une voiture de police, chargée de plaintes. Plutôt que cela, il suffirait de tout rendre à la terre, pensait la voiture des pompes funèbres qui les suivait.
Représentant le bonheur par des chiffres souriants, la voiture de jeunes maries les suivait.
Dans un paysage carré et brun, un vieil homme assis sur une charrette les observait.
Je m'assis sur une pierre et observai fixement le vieil homme.
Il avait un visage doux, noir, avec un mouchoir autour du cou. Quand est-ce que je rejoindrai ce vieil homme ?
La loi et la vie semblent aller beaucoup plus vite que les voitures.
Quand je m'en rendis compte, ni moi ni le vieil homme n'étions plus là. La poussière de l'Égypte lointaine tourbillonnait tranquillement comme une jeune fille.
Quand j'y repense maintenant, j'ai l'impression que les personnes qui conduisaient ces voitures étaient toutes ma jeunesse et que c'était le pays natal d'un peintre de troisième ordre qui ne faisait que perdre son temps.
Ce dont je me souviens clairement, c'est qu'ils avaient tous un visage de papier à dessin et qu'ils portaient un pistolet autour du cou.
Est-ce difficile de tirer avec un pistolet tout en courant ?
Tu le sais, n'est-ce pas ?
Toi, tu le sais, n'est-ce pas ?
Est-ce difficile de tirer avec un pistolet tout en courant ?
Les yeux d'un homme au caractère bien trempé ont été projetés comme des feux d'artifice
歩道橋の上から 哀が見える 汗を拭き乍ら
セールスマン風 の. 男が歩いてく
かごの中 で 鳥は 狂い 乍ら死んだ 枯れてうつむく. 赤いとうがらしの花
歩道橋の 上から 哀が見える 僕 死ぬの は厭 だ 僕死ぬのは厭だ 僕 歌 はひとつの「かご」かもしれないな .
自動車 ー弟、友春君への 詩 吠え面をヒューヒューかくようなスピードで 空漠の中を. 若い自動車達が走って行った その後を追うように 文句を沢山用意して 警察の自動車が走って行った . そんな事よりすべてを土に返せばいいんだと 葬儀屋の自動車が走って行った .
幸福を幾つも笑った数字で表し乍ら 結婚式場の自動車が走って行った 四角く茶色い風景の中 でリヤカーに腰掛けた老人がそれをじっと視ていた .俺は石に坐ってその老人をじっと視ていた. 首に手拭いをしたまっ黒な優しい顔立ちだった. この老人と俺はいつ一緒になるのだろう. 法律と人生は自動車よりももっともっとスピードが速いかのようだ.
気が付いた時にはそこにはもう俺も老人も居なかった .
静かに遠いエジプトの砂ぼこりが少女のように舞っていた.
今思い返してみるとあの自動車を運轉していた人達は みんな俺の青春だったような気もするし.
時間ばっかりやたらとかける.三流絵描きの故里だったような気もする はっきり憶えている.
事は夫々画用紙の顔をしていて 首から拳銃をぶらさげていた事だ 走り乍ら拳銃を撃つのはむずかしいんだろうか ねえ君は知ってるんだろう.
ねえ 君こそ知ってるんだろう!
走り乍ら拳銃を撃つのはむずかしいんだろうか
気の強い男の眼玉が花火のように今打ち上げられた.