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Mishima Yukio aujourd'hui

Mishima occupe une place tellement importante dans l'histoire contemporaine et est tellement représentatif de tant de réalités différentes qu'il est vraiment difficile de le comprendre dans toute sa complexité. Dans ce premier article qui lui est consacré, suivi d'un autre la semaine prochaine, je souhaite m'attarder sur sa capacité unique à s'exprimer à travers son corps, ou plutôt sur son besoin de perfection qui ne peut être uniquement intellectuel ou physique, mais qui doit toujours être présent à tous les niveaux de l'être : physique, intellectuel, spirituel. Si l'un des trois niveaux est corrompu et faible, un déséquilibre se crée qui corrompt également les autres.

Mishima fut donc l'un des plus grands auteurs (tant de romans que de pièces de théâtre) de l'époque contemporaine, il fut acteur au cinéma et au théâtre, incarnant souvent les personnages qu'il avait créés (même si la plupart de ses personnages étaient ses alter ego),  il était un excellent pratiquant d'arts martiaux, notamment de karaté, mais surtout de kendo, il fut l'une des dernières figures politiques à s'opposer à la rhétorique molle des États-Unis, un anti-pacifiste convaincu, un grand connaisseur et un pratiquant du zen.
Mishima pouvait être décrit comme un amoureux de l'esthétique et de la beauté non superficielle qui, lorsqu'elle est authentique, ne peut qu'embrasser tout l'être.

J'ai presque terminé l'écriture d'un livre qui représente une tentative personnelle de trouver un sens à l'existence. Je suis un enfant d'une époque en proie à l'idée du bonheur. 

Par bonheur, nous entendons généralement un état éphémère lié à la satisfaction d'un désir qui n'est même pas lié à un besoin réel, mais qui est principalement induit par des campagnes de marketing manipulatrices. Je suis convaincu que cette idée et cette quête du bonheur sont la principale cause du malheur, ou plutôt de la souffrance humaine. 

Ce n'est pas seulement parce que les désirs sont principalement induits, mais surtout parce que la vie implique également la douleur, la souffrance et la perte. Cependant, rares sont ceux qui veulent prendre en considération ce fait objectif et y faire face en toute conscience.

Peut-être qu'au lieu du bonheur, nous devrions rechercher un sens qui transcende notre existence limitée. Peut-être que la recherche même de ce sens est la source d'un sentiment d'épanouissement auquel nous devrions aspirer.

m.m.

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