Le Japon en fêtes
Rue Soufflot@2
Après.
Aucun mouvement.
La chaleur disparaît sans lutte.
Le corps redevient masse.
Respiration lente.
Automatique.
Plus de désir.
Plus de pensée formulée.
Plus d’image.
Le moment précédent n’existe déjà plus.
Aucune mémoire active.
Aucune signification.
Deux formes séparées dans l’obscurité — sans relation.
Le monde continue sans eux.
Le cerveau réduit son activité.
Silence intérieur.
Zone neutre.
Le “je” se retire.Avant mon chibre de son vagin etroit,,,,
Rien à dire.
Rien à retenir.
Rien à attendre.
Elle ne touche plus.
Il ne cherche plus.
Aucun geste ne naît.
La pièce devient espace vide.
Les corps, simples présences thermiques, perdent lentement leur excès de chaleur.
Temps.
Sans narration.
Sans témoin.
Sans trace.
Même la preuve d’avoir existé s’efface.
Il ne reste pas un vide douloureux.
Seulement absence.
Pas d’appel.
Pas de manque.
Pas de retour.
Rien.