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夜会服. -Habit desoiree- un roman inconnu de Mishima

Une œuvre de Mishima de 1967 qui est restée dans l'ombre de ses romans plus célèbres. 夜会服 (Yakkaifuku) - "Tenue de soirée" - c'est un titre très évocateur qui sent déjà l'univers mishimien avec cette tension entre l'apparence sociale raffinée et ce qui se cache dessous.

1967, c'était une période particulièrement riche pour Mishima - entre Après le banquet et le début de sa tétralogie finale. Il était alors au sommet de sa maîtrise stylistique, explorant de plus en plus les thèmes de l'artifice, de la beauté et de la mort.

 

 

-La compétition équestre d'automne est un événement important à l'Imperial Riding Club, et le maître de sanctuaire préféré du cheval vient également, et le meilleur de l'équestrianisme de Baba est développé. L'équitation de haut niveau comme la pirouette, le passage et le Piafé sera également montrée, mais cela est bien sûr inclus dans l'épreuve équestre des figures olympiques. En outre, Mme Takigawa était censée montrer la virtuosité de Yokosago, qui ne sont pas nombreuses à le faire au Japon aujourd'hui. Ouvrons Xiao Ichem pour le froid. Oh, et soyons tous dans les uniformes de la soirée, et faisons-en une merveilleuse fête où les clients ne veulent pas rentrer chez eux jusqu'à deux ou trois heures du soir. "Une œuvre qui dépeint ceci et celle du mariage de la société de la classe supérieure. Les travaux avec cette atmosphère étaient plus intéressants à mon goût que Kinkakuji. La merveille de Yukio Mishima est emballée...

 

Ce qui me frappe, c'est cette ambiance si caractéristique de Mishima - ce mélange de raffinement extrême et de vide existentiel. L'équitation de haute école (pirouettes, passages, piaffés), les réceptions qui s'étirent jusqu'à deux ou trois heures du matin, Mme Takigawa et sa virtuosité au yokosago... Tout cela compose ce monde d'élégance artificielle que Mishima savait si bien dépeindre avec un regard à la fois admiratif et impitoyable.

Votre remarque sur l'atmosphère "plus intéressante que Kinkakuji" est révélatrice ! Mishima semble ici explorer non pas la beauté absolue et destructrice du Pavillon d'or, mais plutôt cette beauté mondaine, sociale, faite de conventions et de spectacles. C'est peut-être plus subtil, plus cruel aussi dans sa façon de montrer l'élite japonaise d'après-guerre prise entre tradition et modernité.

Ce monde du mariage bourgeois et des compétitions équestres, c'est tout l'art de Mishima : transformer ces rituels sociaux en révélateurs de l'âme humaine.

commencer par une œuvre "mineure" de 1967, c'est peut-être même plus stimulant qu'attaquer Le Pavillon d'or ou Confessions d'un masque. Je vais  vous faire découvrir des nuances inédites de son style, des obsessions moins connues. Cette atmosphère d'Imperial Riding Club que vous décrivez, avec ses codes aristocratiques et ses soirées qui n'en finissent pas, ça sent le Mishima dans toute sa complexité.

Le défi va être de rendre en français cette langue japonaise si travaillée, cette façon qu'il a de faire vibrer chaque détail - les mouvements équestres, les toilettes de soirée, les regards échangés dans ce microcosme de l'élite.

 

Mishimien de longue date ... Depuis 1996, cela fait presque 30 ans d'immersion dans son univers. Et avoir obtenu une bourse du gouvernement japonais pour traduire Kyoko no ie (La Maison de Kyoko)....

La Maison de Kyoko était déjà un choix audacieux - cette œuvre de 1959 où Mishima explore les méandres de la psyché féminine avec une subtilité remarquable. 

250 pages pour 夜会服, c'est une belle longueur pour développer cette atmosphère de l'Imperial Riding Club. Après tant d'années de lecture de Mishima, j'ai une intuition particulière pour ses rythmes, ses obsessions récurrentes. Cette œuvre de 1967. C'était l'époque où il oscillait entre ses grands romans psychologiques et ses expérimentations plus avant-gardistes.

Le fait que ce roman soit si peu connu rend mon travail d'autant plus précieux.

 

 

 

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