Le Japon en fêtes
ONNAGATA -Mort en ete- en francais- 『女方』
« Onnagata » est une nouvelle écrite en 1957 par Mishima Yukio (1925-1970) qui met en scène un onnagata contemporain fictif. Les onnagata sont des acteurs qui jouent des rôles féminins dans le théâtre kabuki, vieux de quatre siècles et prétendument « réservé aux hommes ». « Onnagata » présente le récit fictif d'une nouvelle production kabuki en cours de création sur scène, ainsi que ce que l'on pourrait appeler les relations amour-haine entre les coulisses de trois hommes impliqués dans la production, dont l'onnagata principal, supposément inspiré d'un onnagata célèbre de l'époque contemporaine de Mishima, pour lequel ce dernier vouait une admiration passionnée bien connue. Malgré son style d'écriture apparemment simple, voire réaliste, le texte contient d'innombrables rebondissements, parfois même des revirements diamétralement opposés, qui viennent bouleverser ce qui semble réaliste. Au contraire, grâce à sa composition méticuleusement reconstruite qui cache habilement ces rebondissements, l'histoire nous aide à réfléchir à certaines possibilités intrigantes d'interaction entre la littérature et le théâtre, ainsi qu'aux résultats potentiellement stimulants d'une telle « fusion ».
Le roman Onnagata (1957) de Yukio Mishima est une œuvre littéraire importante qui témoigne de l'intérêt de Mishima pour le kabuki. Mangiku, le personnage principal de ce roman, est un acteur masculin qui joue des rôles féminins au kabuki, c'est-à-dire un onnagata. Masuyama, un observateur de Mangiku, est enivré par le charme de Mangiku, qui franchit la frontière entre les sexes. Le narrateur de cette œuvre se concentre sur Masuyama et définit le genre de Mangiku. Jusqu'à présent, les études précédentes n'ont pas suffisamment analysé le personnage de Masuyama. Cependant, cet article analyse en détail la manière dont Masuyama reconnaît et nomme le genre de Mangiku. Il en ressort que Masuyama déduit la féminité de l'apparence de Mangiku derrière la scène, indépendamment de l'identité de genre de Mangiku, et appelle Mangiku « elle », un pronom féminin, après avoir appris l'amour homosexuel de Mangiku. Cette confusion entre les rôles de genre et l'orientation sexuelle représente une contradiction avec la sexualité exprimée par l'Onnagata, et la norme de genre de l'hétérosexualité est latente en arrière-plan. De plus, Onnagata a reçu relativement peu d'attention parmi les romans de Mishima dépeignant l'homosexualité masculine. Cependant, on peut dire qu'il mérite d'être réévalué. En effet, Mishima a également appliqué à Onnagata un certain nombre de motifs de ses œuvres représentatives, Confessions d'un masque (1949) et Les Couleurs interdites (1951-1953). Onnagata doit donc être discuté en relation avec ces textes précédents.
Analyse critique d'"Onnagata" de Mishima Yukio
Contexte et présentation
"Onnagata" (女形) est une nouvelle de Mishima Yukio publiée en 1957, qui s'inscrit dans la période de maturité littéraire de l'auteur. Le titre fait référence aux acteurs masculins spécialisés dans les rôles féminins du théâtre kabuki traditionnel japonais, une pratique codifiée depuis l'époque d'Edo.
Résumé et structure narrative
La nouvelle suit Mangiku, un acteur d'onnagata vieillissant qui lutte pour maintenir sa féminité artificielle face au passage du temps. Le récit alterne entre les représentations théâtrales et la vie privée du protagoniste, révélant progressivement la tension entre l'art et la réalité, entre la beauté construite et la déchéance physique.
Thématiques principales
L'art comme masque et révélation
Mishima explore la notion d'artifice comme vérité supérieure. Pour Mangiku, la féminité théâtrale devient plus "vraie" que sa masculinité biologique. Cette inversion interroge les concepts d'authenticité et de performance identitaire.
Le temps et la décadence
La temporalité destructrice constitue l'antagoniste principal. Le vieillissement de Mangiku menace non seulement sa carrière mais son essence même, puisque son identité repose entièrement sur l'illusion de la jeunesse féminine.
L'androgynie et l'identité sexuelle
La nouvelle questionne les frontières du genre à travers le personnage de Mangiku, qui transcende les catégories binaires tout en étant prisonnier de leur représentation codifiée.
La beauté et la mort
Thème récurrent chez Mishima, la beauté est ici conçue comme éphémère et tragique. L'onnagata incarne cette esthétique de l'impermanence, où l'art sublime la mortalité.
Analyse stylistique
Écriture descriptive et sensorielle
Mishima déploie une prose riche en détails visuels et tactiles, particulièrement dans les descriptions des costumes, maquillages et gestes théâtraux. Cette précision évoque l'esthétisme décadent.
Symbolisme et métaphores
Les miroirs, omniprésents, symbolisent à la fois la vérité cruelle et l'illusion nécessaire. Les costumes deviennent des carapaces protectrices mais aussi des prisons dorées.
Rythme narratif
L'alternance entre scènes publiques (spectacles) et privées (loges, intimité) crée un rythme qui mime les transformations du personnage entre ses différentes identités.
Dimension culturelle et historique
Le kabuki traditionnel
Mishima s'appuie sur une connaissance approfondie des codes du kabuki, utilisant cette tradition pour explorer des questions modernes sur l'identité et la performance sociale.
Critique de la modernisation
La nouvelle peut se lire comme une méditation sur la disparition des arts traditionnels face à la modernisation du Japon d'après-guerre.
Esthétique japonaise
L'œuvre s'inscrit dans la tradition esthétique du mono no aware (conscience de l'impermanence) tout en la subvertissant par sa violence psychologique.
Analyse psychologique
Le narcissisme créateur
Mangiku incarne un narcissisme artistique qui transcende l'ego personnel pour atteindre une forme de dévotion esthétique absolue.
L'aliénation moderne
Le personnage illustre l'isolement de l'individu moderne, prisonnier de ses propres créations identitaires.
La quête d'absolu
Derrière la superficialité apparente se cache une recherche spirituelle de perfection esthétique, caractéristique de l'œuvre mishimienne.
Portée critique et interprétations
Lecture autobiographique
Certains critiques y voient une métaphore de la condition de l'écrivain Mishima lui-même, constamment en représentation, masquant sa véritable nature derrière ses créations.
Critique sociale
La nouvelle peut s'interpréter comme une satire de la société japonaise contemporaine et de ses masques sociaux obligés.
Dimension universelle
Au-delà du contexte japonais, l'œuvre interroge universellement les rapports entre identité authentique et rôles sociaux.
Place dans l'œuvre de Mishima
"Onnagata" annonce les préoccupations majeures des romans ultérieurs de Mishima, notamment Kinkaku-ji et la tétralogie La Mer de la fertilité. Elle cristallise ses obsessions pour la beauté, l'art et la mort dans un format concentré particulièrement efficace.
Réception critique
La nouvelle a été saluée pour sa maîtrise technique et sa profondeur psychologique. Elle est souvent citée comme l'une des œuvres les plus réussies du recueil Trois millions de yens dont elle fait partie.
Conclusion
"Onnagata" constitue un chef-d'œuvre de concision où Mishima parvient à condenser ses préoccupations esthétiques et existentielles majeures. Par sa méditation sur l'art, l'identité et le temps, la nouvelle transcende son cadre culturel spécifique pour atteindre une portée universelle. Elle révèle un Mishima au sommet de son art, capable d'allier virtuosité stylistique et profondeur philosophique dans une œuvre d'une beauté troublante et tragique.
L'onnagata de Mishima devient ainsi une figure métaphorique de la condition humaine moderne : condamnée à jouer des rôles, à masquer sa véritable nature, tout en aspirant à une beauté et une vérité qui ne peuvent s'atteindre que dans l'artifice le plus sophistiqué.
Analyse critique d'"Onnagata" de Mishima Yukio
Contexte et présentation
"Onnagata" (女形) est une nouvelle de Mishima Yukio publiée en 1957, qui s'inscrit dans la période de maturité littéraire de l'auteur. Le titre fait référence aux acteurs masculins spécialisés dans les rôles féminins du théâtre kabuki traditionnel japonais, une pratique codifiée depuis l'époque d'Edo.
Résumé et structure narrative
La nouvelle suit Mangiku, un acteur d'onnagata vieillissant qui lutte pour maintenir sa féminité artificielle face au passage du temps. Le récit alterne entre les représentations théâtrales et la vie privée du protagoniste, révélant progressivement la tension entre l'art et la réalité, entre la beauté construite et la déchéance physique.
Thématiques principales
L'art comme masque et révélation
Mishima explore la notion d'artifice comme vérité supérieure. Pour Mangiku, la féminité théâtrale devient plus "vraie" que sa masculinité biologique. Cette inversion interroge les concepts d'authenticité et de performance identitaire.
Le temps et la décadence
La temporalité destructrice constitue l'antagoniste principal. Le vieillissement de Mangiku menace non seulement sa carrière mais son essence même, puisque son identité repose entièrement sur l'illusion de la jeunesse féminine.
L'androgynie et l'identité sexuelle
La nouvelle questionne les frontières du genre à travers le personnage de Mangiku, qui transcende les catégories binaires tout en étant prisonnier de leur représentation codifiée.
La beauté et la mort
Thème récurrent chez Mishima, la beauté est ici conçue comme éphémère et tragique. L'onnagata incarne cette esthétique de l'impermanence, où l'art sublime la mortalité.
Technique narrative approfondie
La focalisation interne variable
Mishima emploie une focalisation interne qui oscille subtilement entre différents niveaux de conscience de Mangiku. Cette technique permet d'explorer simultanément la surface (gestes, apparences) et la profondeur (angoisses, obsessions) du personnage. La narration mime ainsi la dualité fondamentale entre l'être social et l'être intime.
Le style indirect libre et l'ironie tragique
L'usage du style indirect libre permet à Mishima de créer une distance ironique subtile avec son personnage tout en maintenant une empathie profonde. Cette technique révèle la lucidité douloureuse de Mangiku sur sa propre condition, intensifiant la dimension tragique du récit.
Temporalité narrative et temps psychologique
La structure temporelle de la nouvelle alterne entre présent de la représentation et flash-backs fragmentaires. Cette discontinuité temporelle reflète la psyché déstructurée de Mangiku, où passé glorieux et présent dégradé se télescopent. Le temps devient ainsi un personnage à part entière, antagoniste implacable du héros.
Symbolisme des objets et métonymies corporelles
Mishima développe un réseau serré de métonymies où chaque objet (miroir, poudre, kimono) devient le prolongement psychique du personnage. Cette technique crée une porosité entre intériorité et extériorité, révélant comment l'identité se construit par l'accumulation d'artifices matériels.
La technique du contraste et des antithèses
L'écriture mishimienne joue constamment sur les oppositions : beauté/laideur, jeunesse/vieillesse, artifice/nature. Ces antithèses ne sont jamais résolues mais maintenues en tension dialectique, créant une esthétique du déchirement qui caractérise l'ensemble de l'œuvre.
Ekphrasis théâtrale et mise en abyme
Les descriptions des représentations kabuki fonctionnent comme des ekphrasis qui mettent en abyme la problématique centrale du récit. Le théâtre dans le texte devient métaphore du texte lui-même, questionnant les limites entre réalité et représentation, entre vie et littérature.
Polyphonie des registres de langue
Mishima manie avec virtuosité les différents registres du japonais : langue classique du kabuki, japonais moderne de la narration, dialectes de l'intimité. Cette polyphonie linguistique traduit la multiplicité identitaire du protagoniste et enrichit la texture poétique du récit.
Dimension culturelle et historique
Le kabuki traditionnel
Mishima s'appuie sur une connaissance approfondie des codes du kabuki, utilisant cette tradition pour explorer des questions modernes sur l'identité et la performance sociale.
Critique de la modernisation
La nouvelle peut se lire comme une méditation sur la disparition des arts traditionnels face à la modernisation du Japon d'après-guerre.
Esthétique japonaise
L'œuvre s'inscrit dans la tradition esthétique du mono no aware (conscience de l'impermanence) tout en la subvertissant par sa violence psychologique.
Analyse psychologique approfondie
Le narcissisme créateur et la libido sublimée
Mangiku incarne un narcissisme artistique complexe qui transcende l'ego personnel. Dans une perspective psychanalytique, son investissement libidinal se déplace de l'objet sexuel vers l'objet esthétique de sa propre création. Cette sublimation freudienne transforme la pulsion érotique en énergie créatrice, mais génère simultanément une angoisse de castration symbolique : perdre sa beauté féminine équivaut à une mutilation identitaire.
L'identification projective et l'Anima jungienne
Le processus d'incarnation féminine de Mangiku peut s'analyser comme une identification projective à l'Anima jungienne - la part féminine de l'inconscient masculin. Cette projection devient pathologique car elle nie totalement l'Animus (masculinité), créant un déséquilibre psychique où l'identité réelle est sacrifiée à l'archétype.
Le complexe de Pygmalion inversé
Contrairement au mythe de Pygmalion qui anime sa création, Mangiku se statuifie lui-même, devenant l'œuvre d'art plutôt que l'artiste. Cette inversion révèle une dynamique masochiste où le sujet s'objective pour échapper à l'angoisse existentielle de sa finitude.
L'aliénation moderne et la fausse conscience
Le personnage illustre parfaitement le concept marxiste d'aliénation : Mangiku devient étranger à sa propre essence par la médiation de son travail artistique. Sa "fausse conscience" le conduit à identifier son être à sa fonction sociale, créant une dépendance ontologique au regard d'autrui.
Structure perverse et déni de la réalité
La psyché de Mangiku révèle une structure perverse au sens clinique : il sait parfaitement qu'il vieillit (connaissance de la réalité) mais agit comme si ce n'était pas le cas (déni). Cette coexistence paradoxale génère une tension psychique constante qui nourrit sa créativité tout en le détruisant.
Dimension intertextuelle et influences
Héritage de la littérature européenne
"Onnagata" révèle l'influence profonde de Mishima par la littérature décadente européenne, particulièrement Oscar Wilde et Thomas Mann. Comme Dorian Gray, Mangiku entretient un rapport névrotique à sa propre image, et comme Aschenbach dans "Mort à Venise", il incarne la déchéance de l'artiste vieillissant obsédé par la beauté.
Dialogue avec le théâtre de Racine
La structure tragique de la nouvelle évoque l'esthétique racinienne : unité de lieu (le théâtre), de temps (une journée décisive) et d'action (la révélation de la décadence). Mangiku partage avec les héroïnes raciniennes cette lucidité sur sa propre perte.
Résonances avec la philosophie nietzschéenne
L'onnagata mishimien incarne parfaitement le concept nietzschéen d'esthétique de l'existence : faire de sa vie une œuvre d'art, même au prix de la destruction. Cette philosophie de l'art pour l'art trouve dans Mangiku sa traduction la plus radicale et tragique.
Influence de la psychanalyse
Les lectures freudiennes de Mishima transparaissent dans l'exploration des pulsions refoulées et des mécanismes de sublimation. L'auteur intègre subtilement ces concepts dans sa narration sans jamais tomber dans l'illustration didactique.
Portée critique et interprétations multiples
Lecture autobiographique approfondie
Au-delà de la métaphore évidente de l'écrivain en représentation, "Onnagata" peut se lire comme une anticipation prophétique du destin de Mishima lui-même. L'obsession de Mangiku pour une beauté artificielle préfigure la quête mishimienne d'une mort esthétiquement parfaite. L'onnagata devient ainsi une figure de l'artiste moderne condamné à vivre dans l'artifice jusqu'à la destruction.
Critique sociale et genre studies
La nouvelle interroge les constructions sociales du genre avec une modernité saisissante. Mangiku révèle que la féminité, comme la masculinité, sont des performances culturelles plutôt que des essences naturelles. Cette déconstruction avant la lettre annonce les questionnements contemporains sur l'identité de genre.
Dimension politique et critique du Japon moderne
L'onnagata vieillissant symbolise le Japon traditionnel menacé par la modernisation occidentale. Sa lutte pour maintenir son art face à l'indifférence du public moderne reflète l'angoisse culturelle du Japon d'après-guerre, déchiré entre tradition et modernité.
Interprétation existentialiste
Dans une perspective sartrienne, Mangiku illustre la "mauvaise foi" existentielle : il se définit par son essence (être onnagata) plutôt que par son existence (être un homme vieillissant). Cette fuite de la liberté ontologique dans le déterminisme esthétique révèle l'angoisse existentielle moderne.
Lecture queer theory
Anticipant les théories queer, la nouvelle explore la fluidité des identités sexuelles et la performativité du genre. Mangiku transcende les catégories binaires tout en révélant leur caractère oppressant et artificiel.
Place dans l'œuvre de Mishima
"Onnagata" annonce les préoccupations majeures des romans ultérieurs de Mishima, notamment Kinkaku-ji et la tétralogie La Mer de la fertilité. Elle cristallise ses obsessions pour la beauté, l'art et la mort dans un format concentré particulièrement efficace.
Réception critique
La nouvelle a été saluée pour sa maîtrise technique et sa profondeur psychologique. Elle est souvent citée comme l'une des œuvres les plus réussies du recueil Trois millions de yens dont elle fait partie.
Conclusion
"Onnagata" constitue un chef-d'œuvre de concision où Mishima parvient à condenser ses préoccupations esthétiques et existentielles majeures. Par sa méditation sur l'art, l'identité et le temps, la nouvelle transcende son cadre culturel spécifique pour atteindre une portée universelle. Elle révèle un Mishima au sommet de son art, capable d'allier virtuosité stylistique et profondeur philosophique dans une œuvre d'une beauté troublante et tragique.
L'onnagata de Mishima devient ainsi une figure métaphorique de la condition humaine moderne : condamnée à jouer des rôles, à masquer sa véritable nature, tout en aspirant à une beauté et une vérité qui ne peuvent s'atteindre que dans l'artifice le plus sophistiqué.
RETRADUIRE ONNAGATA Depuis le Japonais ?
Les défis spécifiques de cette nouvelle :
Le texte de Mishima présente des difficultés traductologiques particulièrement complexes :
-
La polyphonie linguistique : Mishima alterne entre le japonais classique du kabuki, le japonais moderne et différents registres familiiers. Cette richesse se perd souvent dans les traductions qui uniformisent la langue.
-
Les références culturelles implicites : les codes du kabuki, les allusions esthétiques traditionnelles (mono no aware, wabi-sabi) sont difficilement transposables sans notes explicatives qui alourdissent la lecture.
-
Les jeux homophoniques : Mishima joue sur les sonorités et les double-sens, particulièrement riches en japonais avec ses systèmes d'écriture multiples (hiragana, katakana, kanji).
L'intérêt d'une retraduction :
Une nouvelle traduction pourrait apporter :
- Une approche plus contemporaine des questions de genre (le vocabulaire français a évolué)
- Une meilleure restitution des registres de langue
- Une plus grande fidélité aux rythmes de la prose mishimienne
- Une actualisation des références culturelles pour le lecteur moderne
Les traductions existantes (notamment celle de Dominique Palmé) datent souvent de plusieurs décennies et pourraient bénéficier d'un regard neuf, particulièrement sur les enjeux identitaires que la nouvelle anticipe avec une modernité saisissante.
